Les femmes de pécheur cotisans au micro-crédit.
Cabine elargen
Pecheur.
“ Ensemble, luttons contre les inégalités Nord / Sud grâce au micro-crédit ”

Économie solidaire 

Dans les années 1970, l’envie de renouer avec certains principes de l’économie sociale (inventée au XIXème siècle) est réapparue ; l’idée centrale affirmant « la primauté de l’Homme sur le capital », au contraire de la vision d’aujourd’hui qui place l’argent au cœur de l’économie.

L’économie solidaire, quant à elle, repose sur la même volonté que l’économie sociale de mettre les intérêts de l’Homme en avant, mais elle privilégie les actions visant à réduire les inégalités sociales.

Ainsi, l’économie sociale et solidaire est fondée sur une éthique particulière, fonctionnant avec des statuts spécifiques (coopératives, mutuelles, associations…), mais aussi grâce à des projets axés sur la solidarité. L’ESS produit donc à la fois de la valeur ajoutée marchande et de la valeur sociale.

D’un point de vue financier, les épargnes et placements solidaires se développent de plus en plus.
Plus concrètement, en France notamment, le commerce équitable, EMMAÜS, ou encore les AMAP sont des structures relevant de l’ESS.
Et récemment, le domaine public s’est engagé dans cette voie en instituant le Revenu de Solidarité Active (RSA).

Aujourd’hui, l’ESS concerne 10% des entreprises et des salariés.

Microfinance 

La microfinance permet de lutter activement contre l’exclusion financière.
Ce système garantit ainsi, au plus grand nombre, l’accès à de nombreux services financiers.
Dans les années 70, M. Yunnus constatait quelque chose de flagrant. En prêtant un petit peu d’argent et en renforçant ou en fondant son activité, il est très vite possible de gagner suffisam- ment d’argent pour vivre décemment. Constat qui se voulait précurseur et la remise du prix Nobel de la Paix à cet homme en 2006 en témoigne.

Aujourd’hui la microfinance se développe pour donner naissance à de nouveaux services.
Les institutions pratiquant la micro assurance sont ainsi de plus en plus fréquentes, on assiste même à l’émergence de la micro banque qui fonctionne à l’aide de téléphone mobile qui font office d’outil de gestion. De même, la microfinance, particulièrement dans les pays industrialisés, s’adapte à un nouveau public en offrant aux personnes voulant entreprendre une assistance financière. C’est ce que l’on appelle la micro entreprise.

Les frais de gestion associés à la population bénéficiaire des crédits sont importants et les taux d’intérêts sont donc assez élevés. Cependant, la rapidité des actions mis en place par les bénéficiaires de micro crédit permet une élévation du niveau de vie très rapide, intérêt que toute la population mondiale, riche comme pauvre, devrait partager.

Commerce équitable 

Le commerce équitable, composant de l’économie solidaire, vise à rééquilibrer un rapport entre producteur et consommateur parfois malmené.

Pratiqué majoritairement aujourd’hui dans les rapports entre pays du Nord et pays du Sud, le com- merce équitable prône une juste rémunération du producteur pour son travail et un juste prix pour le consommateur. Des intermédiaires existent, à l’instar du commerce classique, comme les boutiques qui importent des produits équitables ou des entreprises qui s’engagent à respecter le travail du producteur.

Les grandes et moyennes surfaces sont aussi utilisées pour le commerce équitable mais il est impor- tant qu’un lobby soit formé pour ne pas que le pouvoir soit inégalement réparti. De nombreuses institutions se chargent ainsi de fédérer les acteurs du commerce équitable pour unir leurs forces.

Certaines ont également un rôle d’évaluation et de garantie de qualités à travers des labels. Face aux dérives du commerce classique, des organisations se mettent en place régionalement.
Ces systèmes permettent aussi de meilleures prises en considération des intérêts des producteurs et des consommateurs.